3.Une ville qui aime les femmes. Et inversement.

 

Pour que les femmes se promènent en toute tranquillité ?

Aménageons l’espace public et formons à l’égalité des genres.

Bref, faisons respecter un vivre-ensemble harmonieux et bienveillant.

Voici les mesures concrètes que je défends :

 

Espace public et femmes

  • Continuer à lutter contre toute forme de harcèlement à l’égard des femmes, notamment le harcèlement de rue, en utilisant des moyens de sensibilisation et de prévention et faire de Bruxelles un acteur incontournable dans le réseau des Nations unies « Safe Cities and Safe Public Spaces – des Villes et des Espaces Publics sûrs ».
  • Instaurer des patrouilles de femmes policières en civil habilitées à verbaliser directement tout manque de respect à l’égard des usagers, en particulier des femmes et des LGBTQI.
  • Organiser des marches exploratoires de femmes qui arpentent des quartiers en groupe pour identifier les lieux à réaménager.
  • Mettre à disposition des toilettes publiques gratuites et entretenues.
  • Penser par tou.te.s et pour tou.te.s les infrastructures publiques y compris des horaires permettant de concilier vie privée et vie professionnelle (salle de sport, piscine, lieux culturels, etc.).
  • Sécuriser l’espace public (rues, transports en commun, etc.) à travers un meilleur éclairage et des aménagements.
  • Equilibrer les financements en calculant quelle part va (in)directement aux femmes et aux hommes (gender budgeting) [Rouen-France].
  • Sensibiliser le public des festivals se déroulant sur le territoire de la Ville de Bruxelles (Bruxelles-les-Bains, Brussels Summer Festival, etc.).
  • Partager équitablement l’espace dans les cours de récréation (pas de terrain de foot en plein milieu).
  • Former les chef.fe.s de projet urbanistique à l’égalité des genres. La ville de Vienne, en Autriche, a réalisé un guide spécifique.
  • Mettre en place des Bus de nuit qui s’arrêtent à la demande, comme cela se fait dans les villes de Rennes, Nantes et Bordeaux en France, ou encore au Canada.
  • Installer des bancs publics devant un mur ou une grille (sans vide à l’arrière par exemple).
  • Aménager des espaces verts de proximité.
  • Verbaliser les incivilités à l’égard des usagers/usagères de l’espace public.
  • Pérenniser la tenue de la Semaine des droits des femmes de la Ville de Bruxelles.
  • Promouvoir davantage l’action de féminisation des noms de rue/espaces publics bruxellois.
  • Créer un onglet « Egalité femmes et hommes » sur le site Internet de la Ville de Bruxelles.
  • Attribuer chaque année un « Prix de l’Egalité des chances » pour récompenser et soutenir les initiatives d’associations actives dans le domaine de l’égalité femmes- hommes.

Egalité des chances

  • Pérenniser et renforcer le rôle du Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
  • Faire appliquer le Gendermainstreaming à tous les domaines politiques (ex : Emploi, Affaires sociales, Finances, Santé, Mobilité…).
  • Évaluer tous les 2 ans les indicateurs du plan d’action d’égalité entre les femmes et les hommes (disponible en ligne : https://www.bruxelles.be/plan-daction-pour- legalite-des-femmes-et-des-hommes) lancé en 2014, et poursuivre les objectifs à atteindre dans tous les domaines (enseignement, emploi, sports…). Les objectifs de ce Plan d’action local couvrent différents champs d’action allant de la représentation politique à la lutte contre les stéréotypes, le genderbudgeting, l’espace public, le logement, etc. Plusieurs départements de la Ville sont impliqués dans ce processus.
  • Poursuivre la politique globale de lutte contre les violences conjugales (prévention, accompagnement et protection des victimes, sensibilisation du public, sanction des auteurs…) en travaillant avec les associations de terrain.
  • Etre attentif à l’intersectionnalité et aux formes spécifiques de discriminations faites aux femmes.
  • Renforcer le personnel et les actions de sensibilisation de la cellule Egalité des chances à destination des agents de la Ville et des acteurs extérieurs (commerçants, associations, citoyens…).

Personnel de la Ville de Bruxelles

  • 40 % des fonctions de management sont occupées actuellement par des femmes. C’est déjà un beau résultat si l’on compare ce chiffre avec d’autres employeurs. Nous veillons cependant à ce que ce pourcentage s’élève encore.
  • Les fonctions qui incombent traditionnellement quasi-exclusivement à des femmes ou des hommes, telles que l’accueil de l’enfance ou l’activité de chauffeur, doivent faire l’objet d’actions spécifiques comme des campagnes incitatives ciblées afin d’obtenir une plus grande diversité des genres dans les métiers de la Ville

Instruction publique

  • Offrir un enseignement bienveillant qui prône le respect mutuel et le bien-être psychologique et physique passe par le renforcement des projets de lutte contre le harcèlement et le cyber-harcèlement en particulier.
  • Développer un pôle « genre » au sein de l’Instruction publique pour : mettre en place des projets transversaux entre les différents niveaux d’enseignement, développer des modules de formation sur l’égalité homme-femme pour chaque niveau d’enseignement et, enfin, encourager, soutenir, proposer les initiatives visant à promouvoir l’égalité.

Petite enfance

  • Augmenter le nombre de places de crèches et améliorer les infrastructures. La création de places permet également aux mères d’être plus actives et d’envisager une carrière professionnelle. Encore trop souvent, hélas, ce sont elles qui gardent les enfants à la maison et pâtissent du manque de places.
  • Déconstruire les préjugés et favoriser l’égalité des genres dès le plus jeune âge.

Jeunesse

  • Redéfinir les missions des éducateurs de rue.

Propreté publique

  • Renforcer l’implantation de toilettes et urinoirs publics là où le besoin s’en fait sentir, en particulier dans les parcs.
  • Permettre l’utilisation des toilettes des cafés via la mise en place d’un partenariat Ville-Café tel qu’il existe à Berlin : les cafés partenaires de la Ville apposent un sticker « toilettes gratuites » et en contrepartie la Ville verse une contribution de fonctionnement aux cafetiers.

Sécurité-Prévention

  • Renforcer les dispositifs de lutte contre le harcèlement de rue en sensibilisant et formant à cette problématique la police et les agents de Bravvo*. Il s’agit d’améliorer l’accueil dans le cadre du dépôt de plainte et d’encourager les victimes à déposer plainte.
  • Promouvoir la diversité au sein du personnel de la Police en assurant une présence féminine plus importante dans les effectifs des métiers liés à la sécurité et à la prévention.
  • Mettre en place des patrouilles en civil capables de verbaliser directement tout manque de respect à l’égard des usagers, en particulier des femmes et des LGBTQI.
  • Organiser des marches exploratoires de femmes, lesquelles arpentent des quartiers en groupe pour identifier les lieux à réaménager.
  • Sécuriser l’espace public (rues, transports en commun, etc.) grâce à un meilleur éclairage et des aménagements.
  • Prévoir des bus de nuit qui s’arrêtent à la demande, comme cela se fait déjà à Rennes, Nantes et Bordeaux en France mais aussi au Canada.
  • Installer des bancs publics devant un mur ou une grille.
  • Créer des espaces verts de proximité.
  • Verbaliser les incivilités à l’égard des usagers/usagères de l’espace public.
  • Accentuer la formation déontologique du personnel policier en sorte que les comportements de nos agents en service soient irréprochables (intégrité et honnêteté). Les formations « déontologie », « droits humains », « diversités » et « LGBTQ » en collaboration avec Unia et la Rainbow House seront encouragées. Une attention particulière sera portée à l’accueil des victimes et au suivi de leur plainte dans les cas de violences faites aux femmes, en particulier les violences conjugales et sexuelles.
  • Travailler à l’engagement de civils afin d’assumer certaines tâches administratives et libérer ainsi les policiers de celles-ci de manière à être plus présent sur le terrain et non à l’intérieur des commissariats. Par ailleurs, ces civils formés en conséquence pourraient améliorer le contact et la perception des citoyens vis-à-vis de la police.
  • Poursuivre et déployer dans d’autres quartiers le projet pilote Bruciteam, les équipes de stewards polyvalents qui circulent sur le territoire de la Ville. Leurs missions sont :
  1. apporter une réponse rapide et adaptée aux problèmes de malpropreté et de dégradation du mobilier urbain,
  2. veiller à la tranquillité publique,
  3. orienter vers un relais social les personnes en errance,
  4. renseigner les passants,
  5. Poursuivre le déploiement d’agents de prévention aux abords des écoles.
  • Poursuivre les « tournées Sécurité » afin de mieux répondre aux problématiques locales. Lors de ces tournées, le Bourgmestre rencontre les habitants d’un quartier, accompagné de la police et de Bravvo* pour aborder les questions de sécurité et mieux faire connaître les services offerts tant par la Police locale que par l’asbl en charge de la prévention (conseillers en techno-prévention, service d’aide aux victimes, médiateurs…).
  • Garantir à chaque citoyen l’usage des lieux publics en vue d’une appropriation collective de l’espace public qui favorise le développement d’une société ouverte, tolérante et inclusive.
  • Exiger du fédéral un refinancement des zones de Police et permettre à la Zone de Bruxelles-Capitale/Ixelles de compléter son cadre organique.
  • Maintenir l’organisation de brigades mixtes Police/service Propreté qui, à la prise en flagrant délit, se révèlent efficaces pour lutter contre les tags, les dépôts clandestins et autres comportements inciviques.
  • Travailler avec les associations de terrain pour établir des trajets de sortie de la prostitution grâce à des projets de réinsertion.
  • Faire de la lutte contre la violence intrafamiliale (notamment les femmes battues, la maltraitance des enfants LGBTQ) une priorité en collaboration avec les secteurs sociaux, médicaux et judiciaire.
  • Poursuivre le programme d’amélioration de l’éclairage public.
  • Mettre en place un projet de prévention des violences par l’urbanisme et l’aménagement du territoire. L’idée est de fournir des conseils spécifiques aux professionnels et aux particuliers en vue de rendre les aménagements urbanistiques ou architecturaux plus conviviaux et plus sécurisants.
  • Examiner tous les aménagements à venir de la Ville sous l’angle de la sécurité des femmes, à l’instar de ce qui se fait à Montréal.

Les sous-titres renvoient vers des parties du programme communal du PS de la Ville de Bruxelles.

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